16 juin 2008

Raymond Queneau (1903-1976)

Né à Le Havre, le 21 février 1903, il étudie la philosophie à la Sorbonne. Il se rapproche du groupe surréaliste à ses débuts, mais rompt ensuite avec ce mouvement pour se lancer dans une étude des fous littéraires. En 1950, il entre au Collège de « Pataphysique », et l’année suivante, il est élu à l'Académie Goncourt En 1960, il fonde avec François Le Lionnais, un groupe de recherche littéraire et scientifique qui deviendra l'Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle) Il meurt le 25 octobre 1976 .. Pour un art... [Lire la suite]
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15 juin 2008

Un grand vent

Un grand vent Ce jour là le vent était si fortQue le village tout entier s’envolaitLes paysans avec des grands effortsFermaient leurs portes et leurs volets.Mais tout là haut dans le clocher,Rien ne protège du vent méchantLe carillon plein de faux chants.Soudain clochette est arrachée,Toutes ses sœurs crient détresse,Mais elle s’en va en grande presse,Elle se blesse aux gros nuagesPuis retourne à la danse sauvageQue mènent tuiles, paille et chapeaux.Perdue parmi tant d’oripeauxClochette ne sait où donner du battantAu cœur... [Lire la suite]
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13 juin 2008

Marie Laurencin (1885-1956)

Le calmant. "Plus qu'ennuyéeTriste.Plus que tristeMalheureuse.Plus que malheureuseSouffrante.Plus que souffranteAbandonnée.Plus qu'abandonnéeSeule au monde.Plus que seule au mondeExilée.Plus qu'exiléeMorte.Plus que morteOubliée". .  
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09 juin 2008

En toi qui passes ..

En toi qui passes Les yeux fermés Sur tes espaces Inanimés ; En toi qui brasses Désordonnées Des pensées lasses D’âme damnée Je vois des mondes Inexplorés Aux plaines blondes Aux champs dorés Et puis des rondes D’oiseaux parés De queues d’aronde D’ailes moirées Lors cette châsse Bien clôturée Comme une impasse D’ombres tarées Laisse-s-y place Où pénétrer ....................................................................Pour que j’embrasse ..... ...............................................................Ta roseraie. ... [Lire la suite]
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08 juin 2008

Pour connaître ton coeur...

"Je ne suis pas intéressé par ce que tu fais pour vivre,Je veux savoir ce qui brûle en toi et si tu oses rêver la réalisation de ce que tu portes dans le coeur.Je ne suis pas intéressé par ton âge,Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre tristesse, si tu as été ouvert aux trahisons de la vie ou si tu es devenu endurci et fermé par peur d'une peine prochaine.Je veux savoir si tu es prêt à décevoir les autres pour rester vrai avec toi-même et si tu peux supporter d'être accusé de trahison et ne pas trahir ton... [Lire la suite]
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06 juin 2008

Infinitude

Voir un univers dans un grain de sable, Et le ciel dans une fleur des champs. Tenir l'infini dans sa paume, Mettre l'éternité dans une heure. . William Blake
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04 juin 2008

La liberté

La liberté est communément perçue comme la satisfaction immédiate et sans entraves de ma volonté, comme  un « je fais tout ce que je veux ».  Mais cette volonté qui se pense comme le critère absolu de la liberté me semble bien loin d’être libre : En effet, elle opère en totale soumission à mes impulsions du moment, mes instincts indomptés, la valeur tout arbitraire que je donne à la situation présente...   C'est un long et pénible travail d'extirper chacune de ces volontés qui  nous travaillent  bien... [Lire la suite]
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04 juin 2008

Camillo Sbarbaro (1888 – 1967)

Né le 12 janvier 1888 à Santa Margherita Ligure C’est au cours de la Première Guerre mondiale, comme volontaire dans la Croix Rouge, qu’il entreprit de constituer un herbier et cette passion lui fit découvrir cent vingt espèces nouvelles. Il fut l’un des seuls à refuser de prêter serment à Mussolini et d’accepter la carte du Parti fasciste, préférant démissionner de son poste et vivre modestement de ses traductions. Dans sa poésie, il laisse sourdre sa bonté naturelle, mêlée d’une pointe d’ironie et de désolation... [Lire la suite]
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02 juin 2008

Quand je ne te verrais pas...

Quand je ne te verrais pas cent jours, Je t'aimerai toujoursEt partout où j'iraiAvec moi je t'emporterai.Tu seras en mon coeurL'éternelle présenceQui nourrissant mon manqueMe donnera l'espérance.Vers toi chaque jour tournéeSera ma penséeA toi chaque fois dédiéeSera la moindre beauté,Avec toi toujours envoléeSera mon âme ailée.Quand je ne te verrais pas cent joursJe t'aimerai toujours Plus encore d'avoir tant manqué de toi...
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01 juin 2008

Odilon Redon (1840-1916)

« Nous naissons tous avec un autre homme en nous, en puissance, que la volonté maintient, cultive et sauve – ou ne sauve pas. On ne sait pas, on ne saura jamais, ce qui fait que celui-ci devient un artiste, cet autre un financier, ou un fonctionnaire, bien que partis ensemble, auréolés des mêmes virtualités. C’est là un point insondable, irréductible. La fortune ou la pauvreté n’y sont point un obstacle : on a son âme partout ; on dispose d’une matière partout. C’est affaire de conduite intérieure, hors des faiblesses de la vanité... [Lire la suite]
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