Les cahiers de Sybilline

Ecrits, poèmes, pensées ...

10 septembre 2008

Enfance...

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"De telles innocences dans de telles ténèbres, une telle pureté dans un tel embrassement, ces anticipations sur le ciel ne sont possibles qu'à l'enfance, et aucune immensité n'approche de cette grandeur des petits"

Victor Hugo 

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03 septembre 2008

William Blake (1757-1827)

450px_William_Blake___Christ_in_the_Sepulchre_2C_Guarded_by_AngelsComme un voilier

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin,
et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon côté dit : « il est parti !»

Parti vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
sa coque a toujours la force de porter
sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
pas en lui.

Et juste au moment où quelqu'un prés de moi
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dit : «il est parti !»
il en est d'autres qui le voyant poindre à l'horizon
et venir vers eux s'exclament avec joie :
«Le voilà !»

C'est ça la mort !
Il n'y a pas de morts.
Il y a des vivants sur les deux rives.

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02 septembre 2008

Jacques Charpentreau (1928-)

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Jacques Charpentreau est né aux Sables d'Olonne en 1928. Il a été instituteur, puis professeur de français dans le 13ème arrondissement de Paris (collège Moulin-des-Prés).
Son œuvre compte une trentaine de recueils de poésies, dont "la fugitive" mais aussi des contes, des nouvelles, des essais et des dictionnaires. Il est un fervent défenseur de la poèsie auprès et pour la jeunesse

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A l’écoute

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Ce que veulent dire les mots
On ne le sait pas quand ils viennent ;
Il faut qu’ils se parlent, se trouvent,
Qu’ils se découvrent, qu’ils apprennent.
Ce que veulent dire les mots,
Ils ne le savent pas eux-mêmes,
Mais les voilà qui se regroupent,
Qui s’interpellent, se répondent,
Et si l’on sait tendre l’oreille,
On entend parler le poème

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30 août 2008

Calme...

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Calme

Comme une palme

Dont la langue

Lentement tangue

Mêlant à l’eau

Ses lents halos.

Douce

Comme une pousse

De nénuphar

Au teint blafard

Dont les pétales

Sont les vestales.

Stagne

Comme en témoignent

Les eaux célestes

Que le vent leste

De son épaule

Doucement frôle.

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29 août 2008

Tu es Unique..

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Si la note disait :
« Ce n’est pas une note qui fait une musique »
…il n’y aurait pas de symphonie

Si le mot disait :
« Ce n’est pas un mot qui peut faire une page »
…il n’y aurait pas de livre.

Si la pierre disait :
« Ce n’est pas une pierre qui peut monter un mur »
…il n’y aurait pas de maison.

iyui10Si la goutte d’eau disait :
« Ce n’est pas une goutte d’eau qui peut faire une rivière »
…il n’y aurait pas d’océan.

Si le grain de blé disait :
« Ce n’est pas un grain de blé qui peut ensemencer un champ »
…il n’y aurait pas de moisson.

Si l’homme disait :
« Ce n’est pas un geste d’amour qui peut sauver l’humanité »
…il n’y aurait jamais de justice et de paix,
de dignité et de bonheur sur la terre des hommes.
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Comme la symphonie a besoin de chaque note,
Comme le livre a besoin de chaque mot,
Comme la maison a besoin de chaque pierre,
Comme l’océan a besoin de chaque goutte d’eau,
Comme la moisson a besoin de chaque grain de blé,
L’humanité toute entière a besoin de toi,
Là où tu es,
Unique,

Et donc irremplaçable

.

Michel Quoist

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24 août 2008

Si...

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« Si l'on m'annonçait comme une certitude

que le monde va finir demain,

je planterais encore un pommier dans mon jardin ». 

M. Luther

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Âmes soeurs

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« Chacun de nous est donc comme un signe de reconnaissance, la moitié d'une pièce, puisqu'on nous a découpés comme les soles en deux parts; et chacun va cherchant l'autre moitié de sa pièce »

[...]
"je parle de tous hommes et femmes, et j'assure que notre race atteindrait au bonheur si seulement nous allions au bout de notre amour, et si chacun, rencontrant les amours qui sont faites pour lui, revenait à sa nature originelle. Si tel est le bien suprême, nécessairement, parmi tous les objectifs aujourd'hui à notre portée, celui qui s'en rapproche le plus est le plus beau : et c'est de rencontrer l'ami naturel de son coeur...".

Platon, Banquet, 189d-193d

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10 août 2008

Si tu veux mon amour...

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Si tu veux mon amour,
Songes d’abord à le connaître
Il sera sans détours
De mes gestes partout le maître.

Il n’aura ces flammes
Qui soulèvent d’immenses frissons,
Seulement ce calme
Qui berce les tendres unissons.

N’attends pas ces transes
Ces clameurs ni ces grands sentiments
En toi ma confiance
Enfouira d’éternels sarments.

En t’aimant sans atours
Tel que tu es, tel que tu aimes,
Je pourrai au grand jour
Porter le bonheur comme emblème.

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Roger Somville (1923-)

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"Au moment de peindre, toute théorie disparaît, je deviens un énergumène qui se débat dans un naufrage. Je suis dans la peinture. Et ce qui en reste de plus fantastique… C’est le bonheur ! ". 

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18 juillet 2008

Silence

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Dans le silence «  Ce que l’on redoute est moins la fin de la communication qu’au contraire la chute dans la confiance aveugle. Le silence véritablement commun équivaudrait sans doute à l’expérience mystique de l’Autre, serait pure compréhension, sans que l’Autre soit pensé, ni craint ou critiqué »

Botho Strauss

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