Les cahiers de Sybilline

Ecrits, poèmes, pensées ...

10 janvier 2009

sans titre

XrZfClflj7y9cla7FJ

Démentielle paix qui me tourmente,

Où vont donc tous ces ruisseaux

Que je vois naître en mon cœur ?

Douceur, folie, enchantement

D’un soir passé à pleurer

Les aubes noires, les soleils gris

Et sourde joie de ces nuits d’or

Dont la pesée se fait lourdeur

A la saison des blés danseurs.

Entends-tu donc l’âme qui brame

Au fond des ombres sous les bois ?

Peut-être bien est-ce l’enfant

Né de mon cri de solitude.

Lors tout s’en vient mourir enfin

Tranquillement, comme s’éteint

La vague au bord des berges

Dans un soupir où s’expire

L’ample diastole des choses.

Posté par 6billine à 12:00 - Mes poèmes - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Crois tu aux coïncidences ? Ton cri semble se prolonger dans mon désarroi ( ce jour ) .

Posté par arlette, 14 janvier 2009 à 19:54

Voici un texte fort et porteur d'une grande émotion.

Posté par fabeli, 14 janvier 2009 à 22:41

super texte, à la poésie renforcée par l'alliance inattendue de mots qu'on pourrait croire antinomiques mais qui se révèlent ensemble

Posté par mimik, 28 janvier 2009 à 20:53

Quand l'âme pleure, de douleur ou de joie, elle touche quiconque vient s'approcher d'elle.
C'est le cas ce soir.

Posté par Marianne, 29 janvier 2009 à 21:58

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=464226&pid=12035193

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :