10 janvier 2009
sans titre
Démentielle paix qui me tourmente,
Où vont donc tous ces ruisseaux
Que je vois naître en mon cœur ?
Douceur, folie, enchantement
D’un soir passé à pleurer
Les aubes noires, les soleils gris
Et sourde joie de ces nuits d’or
Dont la pesée se fait lourdeur
A la saison des blés danseurs.
Entends-tu donc l’âme qui brame
Au fond des ombres sous les bois ?
Peut-être bien est-ce l’enfant
Né de mon cri de solitude.
Lors tout s’en vient mourir enfin
Tranquillement, comme s’éteint
La vague au bord des berges
Dans un soupir où s’expire
L’ample diastole des choses.
Commentaires
Crois tu aux coïncidences ? Ton cri semble se prolonger dans mon désarroi ( ce jour ) .
Voici un texte fort et porteur d'une grande émotion.
super texte, à la poésie renforcée par l'alliance inattendue de mots qu'on pourrait croire antinomiques mais qui se révèlent ensemble
Quand l'âme pleure, de douleur ou de joie, elle touche quiconque vient s'approcher d'elle.
C'est le cas ce soir.
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