Les cahiers de Sybilline

Ecrits, poèmes, pensées ...

24 octobre 2008

Création...

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« ton oeuvre ne t'est pas donnée pour que tu t'exprimes par elle mais pour que tu te purifies par elle, pour que tu te détaches de toi-même ; tu ne crées pas à partir de

toi, mais au-dessus de toi; péniblement et avec patience, tu t'efforces d 'accéder à une vision et à une écoute meilleures, à une compréhension plus claire, à un amour plus grand, à une connaissance plus profonde qu'il n'était possible quand tu as entrepris ton oeuvre. Tu crées pour connaître dans ton oeuvre la forme et la perfection des choses »

Karel Capek

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15 octobre 2008

Lorsque...

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Lorsque l'homme aura  coupé le dernier arbre, pollué la dernière goutte d'eau, tué le dernier animal et pêché le dernier poisson,
alors il se rendra compte que l'argent n'est pas  comestible.

Proverbe indien

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Pourquoi ?

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Parfois je me demande

Pourquoi tous ces vers

Me poursuivent, me commandent

De marquer en calvaire

Leur vie.

Est-ce pour la gloire

Est-ce pour revêtir

A l’ombre de ma mémoire

Et dans un doux repentir

Leur vie ?

Pourquoi donc mènent-ils

Leur ronde éphémère

Ils sont pourtant inutiles

Comme cette chimère

Ma vie.

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05 octobre 2008

L'éternité ou non..

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« Dans le repli le plus secret de I' esprit de I' homme qui croit que la mort mettra fin à sa conscience personnelle et même à sa mémoire à tout jamais, dans ce repli intime une ombre plane, à son insu peut-être, une ombre vague se cache, I' ombre de I' ombre d'une incertitude et tandis qu' il se dit : « Il n'y a rien d'autre à faire que de vivre cette vie fugitive, car il n'y en a pas d'autre ! » en même temps il entend, dans ce repli très secret, son propre doute lui murmurer : « Qui sait? ... »  Il n'est pas sûr d'entendre correctement, mais il entend.

De même, dans quelque repli de l'âme du vrai croyant qui a foi en la vie future, une voix étouffée, la voix du doute, murmure à l'oreille de son esprit : «  Qui sait? ... » Peut-être que ces voix ne sont pas plus fortes que le bourdonnement des moustiques lorsque le vent rugit dans les arbres de la forêt; c'est à peine si on perçoit ce bourdonnement et pourtant, au milieu de l'orage qui gronde, on I' entend. Comment, sans ce doute, pourrions-nous vivre ? »

Miguel de Unamuno

Posté par 6billine à 23:38 - Paroles de philosophes - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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